Des gènes impliqués dans le processus de mémoire à long terme

Des gènes impliqués dans le processus de mémoire à long terme

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recherche scientifique sur la mémoire

Une étude récente a permis d’identifier de nouveaux gènes responsables du processus de la mémoire long terme. La découverte a été rendue possible grâce à un programme de recherche qui s’est concentrée sur les mécanismes qui permettent de conserver ses capacités cognitives tout au long de vieillissement. Il faut préciser également que cette découverte a été rendue possible grâce à un ver. Qui aurait pu croire qu’un si petit être puisse faire avancer la science à ce point.

 A la conquête de nouveaux gènes

L’étude en question a été publiée dans la revue Neuron et explique que le programme de recherche a permis de détecter plus de 750 gènes impliqués dans le processus de mémoire à long terme. Un grand nombre de ces gènes n’avaient pas été encore identifiés. La découverte pousse les chercheurs à mener de nouvelles études sur ces gènes.

 Le professeur Coleen Murphyn responsable du programme à l’Université de Princeton dit que le but de cette étude était de vérifier l’hypothèse selon laquelle il serait possible d’étendre la mémoire. Le second objectif était de trouver des composants qui soient capables de conserver la mémoire plus on avance dans les âges.

 Les gènes qui viennent qui ont été découverts sont activés par une molécule bien précise, appelée CREB. Il s’agit d’un facteur bien connu dans le processus de mémoire à long terme chez de nombreux organismes comme celui du ver ou encore de la souris.

Développement des gènes de la mémoire chez le vers

La formation de la mémoire à long terme chez les vers © Laboratoire Murphy

 On observe qu’au cours du vieillissement de ces animaux, ils perdent en molécules CREB. En étudiant l’activateur CREB, les scientifiques espèrent avoir une meilleure compréhension de la perte de mémoire à long terme au cours du vieillissement.

 Pour identifier les gènes, les chercheurs ont appris de nouveaux souvenirs, habitudes, à des vers en leur apprenant à associer l’heure du repas à une stimulation olfactive. En diffusant une odeur spécifique, les vers l’ont associé à l’heure du repas.

 On a ensuite étudié deux groupes de vers. Un premier échantillon qui a été conditionné à la stimulation olfactive et un deuxième groupe d’individus lambda non soumis à une stimulation. Leurs génomes à pu être scannés afin d’étudier les gènes activés par la molécule CREB. On a ainsi pu découvrir 757 gènes activés par la molécule chez les vers qui ont été éduqués. L’étude a montré que la majorité des gènes activés font partie de la famille des interneurones AIM.

 L’avenir de la recherche sur la mémoire à long terme

Les conclusions de cette étude offrent de nouvelles perspectives pour les chercheurs qui vont se concentrer sur ce que produisent les gènes nouvellement identifiés lorsqu’ils sont activés par la molécule CREB. A titre d’exemple, on peut se demander si ces gènes peuvent permettre de renforcer les connexions entre les neurones. Si l’hypothèse est vérifiée, on peut imaginer pour dans le futur des traitements pour lutter contre les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

 Pour poursuivre ces recherches, le ver se révèle un cobaye idéal puisqu’il est doté de 302 neurones contre des milliards dans le cerveau des mammifères. Ce petit invertébré présente également l’avantage de posséder la même mécanique que les grands organismes dans le processus de mémoire à long terme.

 L’équipe de chercheurs – voir revue Neuron du 21 janvier 2015

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